Exercice : Un chat qui raconte le meurtre de son maitre à quelqu’un de bourré

Exercice : Un chat qui raconte le meurtre de son maitre à quelqu’un de bourré

Voici un exercice léger et amusant à réaliser : demandez à quelqu’un de vous imposer un point de vue et écrivez un petit texte. J’avais fait cet exercice en cours, avec le point de vue d’un Chinois sourd en études de psychologie. Voici la version de mon atelier d’écriture, avec un point de vue des plus originaux…

« Eh toi ! Oui toi, l’humain là ! Pourquoi t’es allongé sur le sol ? Tu dors ? Tu es malade ? C’est bizarre, tu sens une odeur vraiment horrible, je crois que je ne l’ai jamais sentie jusqu’ici ! Ah, on dirait que ça vient de cette bouteille. « Whisky ». Je n’ai aucune idée de ce que c’est, mais ça ne doit pas être très bon, vu l’état dans lequel tu es… Attends, j’ai un doute, est-ce que tu ne serais pas mort ? »

*mouvement désordonné du bras suivi d’un grognement*

« Ah non, tu n’es pas mort. Dommage. Si tu veux mon avis, je préfère les humains morts aux humains vivants. C’est vrai, vous êtes tellement chiants, à parler, à courir, à rouler dans vos boîtes de conserve, à nous embêter… Au moins, un humain mort peut servir à nous nourrir ! Désolé, je dois te choquer, c’est sûrement pour ça que tu ne réagis pas. Tu veux que je te raconte quelque chose d’amusant ? Je te préviens, en tant qu’humain, je ne suis pas sûr que tu approuves, mais sait-on jamais ! Bon, je me lance, j’ai tué mon maître haha ! »

*nouveau mouvement du bras pour faire fuir le chat qui réplique par un coup de patte*

« Un peu de calme, je miaule ! Donc je l’ai tué. C’est très simple et le plus drôle, c’est que tout le monde croit que c’était un accident. Tu vois, mon maître était un chasseur et il avait un fusil de chasse qu’il sortait souvent pour le nettoyer. Plusieurs fois, j’étais allé me frotter à la gâchette pendant qu’il faisait son ménage, mais forcément, le fusil n’était jamais chargé. Sauf il y a trois jours ! PAF ! Le coup est parti et le pauvre gars n’a rien compris ! Il s’est tout pris dans la tête, c’était très amusant. »

« Hum, je vois que tu ne répliques pas, j’ai dû te choquer. Je comprends, vous êtes tellement sensibles, vous, les humains. De vraies petites choses fragiles. Pas comme nous, les chats. Tu ne le sais pas, mais ce sont les chats qui dominent le monde. Si, si, regarde avec quelle facilité j’ai tué mon maître ! Tu ne me crois pas ? Très bien, laisse-moi te prouver ce que je dis. Non, ne te débats pas, tu verras, ça sera vite venu. Tu vois, tu n’as même pas la force de me repousser de ta tête alors que je t’empêche de respirer. Ça ne sert à rien de me tirer la queue, je ne bougerai pas. »

« Humain ? Tu es encore vivant ? Qu’est-ce que je disais, de vraies petites choses fragiles. Bon, ce n’est pas tout, il est temps de rentrer à la maison, mes nouveaux maîtres m’attendent ! »

< Atelier d’écriture



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